L'enfance (pas très rose !) de Jimi HendrixSon père était un musicien raté, sa mère une noceuse volage
Jimi héritera des deux : de la mère, la frivolité... du père, le goût des instruments de musique
Jimi aurait-il eu envie de fonder un foyer ? Rien n'est moins sûr ; on lui connu peu de relations durables : Kathy Etchingham, de 1966 à 1969... Monika Dannemann qui partagea la dernière nuit de Jimi et dont le témoignage fut sévèrement mis en doute ; elle se suicida en 1994. Jimi avait encore en mémoire les incessantes disputes qui déchiraient ses parents, lorsqu'il était enfant (outre sa demi-sœur, Jimi eut un frère cadet, Leon). Le couple Hendrix semblait pour le moins disparateLe père était très "dévot", alors que la mère, Lucille Jeter, aimait l'alcool et une certaine forme de "bonne vie" que son mari aurait eu tendance à qualifier de débauchée. Jimi hérita plutôt du tempérament maternel, c'est le moins qu'on puisse dire. Un enfant abandonnéNé en 1942, déposé chez des amis de la famille cinq jours seulement après sa naissance, "Johnny" Hendrix s'appellera "Jimmy" Hendrix quatre ans plus tard, une fois que son père, devenu jardinier après être revenu de la guerre, aura acquis la certitude que "Johnny" était le prénom d'un amant de sa femme ! Le père Hendrix a raté sa carrière de musicien. Pas son fils !La mère Hendrix a un goût prononcé pour les vêtements voyants et chatoyants. Son fils également. Une vie de famille misérableC’est peut-être en raison d'un mariage prématuré : à seize ans, Lucille est mariée et enceinte... Le père se tue au travail pour nourrir les siens ; la mère boit et trompe le mari... quitte le foyer familial après la naissance du deuxième enfant (1948), y revient l'année suivante, pour finalement divorcer en 1951. Durant cette période houleuse, Jimmy et Leon ont été fréquemment confiés à leur tante Patricia (à Vancouver, ville frontalière du Canada située à seulement 200 km de Seattle) et parfois à Nora, leur grand-mère Cherokee auprès de qui repose aujourd'hui le fameux guitariste. Jimmy a pour tâche d'aider son pèreNon pas comme jardinier, mais lorsque celui-ci s'occupe de l'entretien des installations électriques de clients qu'il glane à droite, à gauche. Petites magouilles pour arrondir les fins de mois sans trop se fouler, gagner quelques dollars en faisant croire qu'on a effectué une sérieuse réparation... combines minables dans lesquelles Jimmy n'a pas très envie de s'investir, mais dont la pratique lui enseigne l'art de la "poudre aux yeux" Outre sa virtuosité et son immense talent, Jimi n'aura pas son pareil pour mystifier son monde, jouant de la guitare avec les dents, dans le dos ou par-dessus la tête. Pour le présent, il commence à avoir marre de SeattleCette foutue ville avait déjà eu raison de la joie de vivre de sa mère : après le divorce, Jimmy avait continué de la voir, de manière épisodique, et n'avait pu que constater sa déchéance, sa dégringolade consternante... Alcool et tuberculoseLa mère de Jimi Hendrix aura presque vécu la vie des bluesmen miséreux dont elle racontait l'histoire à son fiston ; elle meurt en 1958. Lui connaîtra la vie d'un riche bluesman, mais paiera ce privilège en disparaissant prématurément.
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